La violence de la douleur a donc transpercé ton âme, en sorte aue ce n'est pas sans raison que nous te proclamons plus que Martyre, toi en qui le sentiment de la souffrance corporelle a été dépassé par le sentiment affectueux de la compassion.
N'a-t-elle pas été plus qu'un glaive traversant ton âme, cette parole pénétrant jusqu'à diviser l'âme et l'esprit : Mère, voilà ton fils.
Oh ! quel échange ! Jean t'est donné à la place de Jésus, le serviteur à la place du Seigneur, le disciple à la place du Maître, le fils de Zébédée pour le Fils de Dieu.
Comment l'audition de cette parole n'aurait-elle pas traversé ton âme incomparablement affectueuse, quand son seul rappel fend nos coeurs à nous, nos coeurs de pierre et de fer ?