Le Bienheureux Père sait que sa fille spirituelle ne le trahira jamais en allant de quelque façon que ce soit à l'encontre du plan divin : aussi, quand la stig,atisation a renouvelé dans sa chair le mystère de la Croix et complété autant qu'il se peut son identification avec le Crucifié : Claire devient la confidente de l'amoureux secret. Elle s'ingénie à rendre plus supportables les souffrances physiques des stigmates, mais surtout son âme devient la coupe où s'épanche le trop-plein de la grâce douloureuse et comme Marie avait mêlé ses larmes au sang de Jésus, elle unit ses larmes au sang de Saint François.

Dans les relations de son agonie, rien ne rappelle les angoisses habituelles de cette heure. Son trépas évoque la sérénité du dernier jour de Marie : elle demeure alors profondément humaine par son besoinde donner et de recevoir de 'affection ; elle souffre

de quitter celles qui la pleurent et s'essaye à les consoler ; elle se reporte aux premiers jours de sa vocation et s'émeut aus souvenirs qu'ils réveillent en elle.

Saint François