Sainte Eucharistie

Ordre Religieux


Organisation Charitable
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La Très Sainte Eucharistie est la Présence Réelle de Notre Seigneur Jésus Christ dans l'Hostie avec son Corps, son Ame et sa Divinité.
Or c'est grâce au Saint Sacrifice de la Messe, par le Prêtre, que Notre Seigneur se donne à nous. La participation au Sacrifice Eucharistique est une véritable rencontre avec le Christ Ressuscité.
Non seulement elle nous réjouit par la Présence Réelle du Seigneur, mais elle nous donne aussi la possibilité de nous unir intimement à Lui dans la Communion.
La Sainte Messe rend présent le Sacrifice Rédempteur qui est source de réconciliation et de paix. Elle nourit les âmes d'une force divine, afin que la charité triomphe de tous les obstacles.
Je suis le Pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et le pain que moi, je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde.
St Jean Ch. 6

En assistant à la Sainte Messe les Serviteurs et les Servantes de Notre Dame se donnent à Jésus Christ sans réserve, c'est-à-dire que leur amour est vrai et qu'aucun autre sentiment ne l'égale dans leur âme. Et nous savons que l'Hostie de notre communion, ce n'est pas " quelque chose ", ce n'est pas une relique, un souvenir, mais c'est quelqu'un, une personne, un être vivant, c'est Jésus Christ, deuxième Personne de l'Adorable Trinité, vrai Dieu et vrai Homme.
Chaque jour la Sainte Messe est célébrée selon le rite Tridentin dans tous les Prieurés.

Notre Congrégation a pour but de maintenir la Messe Tridentine à l'exemple de certaines Communautés orientales qui gardent la célébration des Saints Mystères selon un rite propre et séculaire.
La génuflexion reste de tradition dans notre Congrégation comme signe d'adoration due à la Sainte Eucharistie et nous gardons également la tradition de recevoir la Sainte Eucharistie sur la langue.

En effet l'évêque St Basile le Grand (330-379) un des importants Pères de l'Eglise de l'Orient, définit clairement que porter soi-même l'hostie à notre bouche n'est permis qu'en temps de persécution, ou aussi faute de prêtre ou de diacre pour les moines dans le désert. St Basile estime que c'est inconcevable la communion dans la main quand aucune autre circonstance la justifie et n'a pas oublié d'avouer que c'est une faute grave de s'en prévaloir.

Dans certains endroits, sans aucun doute, perpétuer cette habitude ne prouve qu'un abus contraire à la coutume des Apôtres. Pour contrecarrer cet abus et y mettre fin, des mesures disciplinaires prirent place dans diverses régions. En conséquence, le Concile de Rouen en 650 stipule : " Ne déposez pas l'Eucharistie dans les mains d'aucun laïc, homme ou femme, mais seulement dans leur bouche. "

Le 19ème Concile œcuménique de Trente (1545-1563) déclarait que la coutume où seulement le prêtre peut se donner la communion avec ses propres mains, nous vient d'une tradition apostolique "

Ainsi Jésus Hostie est le cœur de notre Communauté et nous sommes d'une manière particulière, vouée à l'adoration de la Présence Réelle du Seigneur.

" Le premier et principal caractère d'excellence de la Sainte Messe, c'est que nous devons la considérer comme étant spécialement et absolument le même sacrifice que celui qui fut offert au Calvaire. Une seule différence se présente : sur la croix, il fut sanglant et il n'eut lieu qu'une seule fois, et cette seule fois il eut assez de vertu pour expier pleinement toutes les iniquités de l'univers : sur l'autel, il n'y a point de sang répandu ; de plus le sacrifice se renouvelle à l'infini, et son objet direct est d'appliquer à chacun en particulier, la rédemption générale acquise par Jésus dans sa douloureuse immolation.
Le sacrifice sanglant a été le principe de notre rançon, le Sacrifice non sanglant nous met en possession de cette rançon ; le premier nous ouvre le trésor des mérites de Notre-Seigneur, l'autre nous en assure l'usage.
Remarquons-le attentivement du reste : la sainte Messe n'est point une simple représentation, un simple mémorial de la passion et de la mort du Sauveur : c'est une reproduction réelle et certaine de ce qui s'est accompli sur la croix, en sorte qu'on peut dire, en toute vérité, que dans chaque Messe notre Rédempteur subit de nouveau pour nous la mort, d'une manière mystique, sans mourir en réalité. Il vit tout à la fois et il est immolé. J'ai vu, dit Saint Jean, l'Agneau qui était comme égorgé. "
(Saint Léonard de Port Maurice)

O Jésus,
réellement présent dans la Très Sainte Eucharistie,
avec Marie, avec mes frères, je vous adore,
je vous aime,
je m'unis à Vous.
Prière donnée par Notre Dame à Monseigneur Jean Marie,
le 19 Septembre 1970.
" Le culte d'adoration dû au Saint Sacrement de l'Eucharistie, l'Eglise l'a exprimé et continue de l'exprimer non seulement durant la Messe, mais aussi en dehors de cette célébration : elle conserve avec le plus grand soin les hosties consacrées, les présente aux fidèles pour qu'ils les vénèrent avec solennité et les portent en procession pour la joie des foules nombreuses.

Du reste, l'Eglise catholique a tenu fermement non seulement dans sa doctrine mais également dans sa vie, la foi en la Présence du Corps et du Sang du Seigneur dans l'Eucharistie car elle n'a jamais cessé de rendre à ce grand Sacrement le culte de Latrie, qui n'est dû qu'à Dieu. A ce propos, Saint Augustin nous dit :

" C'est dans sa chair même que le Seigneur a marché sur notre terre et Il nous a donné cette même chair à manger pour notre salut ; et personne ne la prend sans l'avoir d'abord adorée… et ne l'adorant nous ne péchons point, mais au contraire, nous péchons si nous ne l'adorons pas. "
(Paul VI, Mysterium Fidei, Encyclique 3 -9-65)
Au cours des cérémonies nous avons des processions eucharistiques durant lesquelles le prêtre porte l'ostensoir contenant la Présence Réelle, tandis que les fidèles chantent des cantiques d'adoration tout en avançant.
Nous avons après les grand' messes la bénédiction du Très Saint Sacrement qui consiste à ce que le Prêtre tenant l'ostensoir bénit les fidèles agenouillés et prosternés. Tout le monde récite des invocations adoratrices et réparatrices.
En un mot la Sainte Eucharistie est la merveille de l'amour de Dieu pour l'humanité, le Seigneur y a répandu toutes les richesses de son Cœur Sacré et Miséricordieux et rien n'est plus admirable que l'institution de cet auguste Mystère où il veut demeurer présent au monde jusqu'à la fin des temps. Mais si Notre Seigneur Jésus Christ fait ses délices d'être parmi les enfants des hommes, la Sainte Eglise, de son côté, fait sa gloire de posséder cet adorable Sacrement, elle se fait un devoir de rendre à la Très Sainte Eucharistie le culte suprême de latrie qui lui est due.
Ce culte, elle le règle, elle en a prescrit les rites et les cérémonies observés dans toutes les circonstances. La Sainte Eglise a mis un soin maternel et infini à pénétrer les fidèles de respect et de vénération pour les Mystères Sacrés. Aussi redit-elle à tous ses enfants qui s'approchent du sanctuaire où repose le Fils de Dieu " qu'il faut n'y paraître qu'en tremblant, que ce lieu est terrible, qu'il est vraiment la maison de Dieu et le portique du Ciel "
Fidèles à cet esprit de la Sainte Eglise, nous ne paraissons devant la Sainte Eucharistie qu'avec les sentiments d'une foi vive et d'un profond respect, puisque Notre Seigneur Jésus Christ veut condescendre jusqu'à se faire le compagnon de notre exil ; n'oublions rien pour lui en témoigner notre reconnaissance et notre amour : splendeur de son culte, majesté et dignité de ses offices, propreté de tous les objets qui servent à l'autel ; observance fidèle aux règles liturgiques telles que notre Fondateur les pratique.